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Les liens entre le foie et les glandes thyroïdes

Bonjour ! Aujourdhui avec. Et article je commence une série d'articles sur le foie. Ici place au lien entre le foie et les glandes thyroïdes.



Je vais vous parler des glandes thyroïdes puis du lien que le foie a avec elles.


Fonctionnement des glandes thyroïdes :


Les glandes thyroïdes produisent des hormones essentielles à de nombreuses fonctions corporelles. La principale hormone thyroïdienne est la thyroxine (T4), qui est convertie en triiodothyronine (T3) dans le corps. Ces hormones jouent un rôle crucial dans le métabolisme, la croissance et le développement, la régulation de la température corporelle, ainsi que dans le fonctionnement normal du cœur, du cerveau et d'autres organes.


Le processus de production d'hormones thyroïdiennes implique la captation d'iode par les cellules de la glande thyroïde, la synthèse et la libération des hormones dans la circulation sanguine. La régulation de ce processus est principalement contrôlée par l'hormone thyréostimulante (TSH) produite par l'hypophyse.


Pour un bon fonctionnement de la glande thyroïde, plusieurs paramètres sont essentiels, notamment :


1. Apport suffisant en iode dans l'alimentation pour la synthèse des hormones.


2. Un bon fonctionnement de l'hypophyse, qui produit la TSH pour réguler l'activité de la glande thyroïde.


3. Des rétroactions hormonales appropriées pour maintenir l'équilibre des niveaux d'hormones thyroïdiennes dans le corps.

Les hormones thyroïdiennes interagissent également avec d'autres organes et systèmes du corps, comme le système nerveux, le système cardiovasculaire et le système reproducteur, pour coordonner divers processus physiologiques.


Par exemple, elles influencent la croissance et le développement neurologique chez les enfants et les adolescents, ainsi que le métabolisme énergétique chez les adultes.


Les hormones thyroïdiennes interagissent avec différents organes et systèmes du corps de plusieurs manières :


1. Système nerveux : Les hormones thyroïdiennes jouent un rôle crucial dans le développement et le fonctionnement du système nerveux. Elles influencent la croissance et la maturation des cellules nerveuses, ainsi que la transmission des signaux nerveux. Un déséquilibre hormonal peut entraîner des problèmes neurologiques, tels que des troubles cognitifs, des troubles de l'humeur et des troubles du sommeil.


2. Système cardiovasculaire : Les hormones thyroïdiennes ont un impact significatif sur le système cardiovasculaire. Elles augmentent la fréquence cardiaque et la force de contraction du cœur, favorisent la vasodilatation et augmentent le débit sanguin dans les tissus. Un excès ou une insuffisance d'hormones thyroïdiennes peut conduire à des problèmes cardiaques, tels que des arythmies, une hypertension ou une insuffisance cardiaque.


3. Système reproducteur : Les hormones thyroïdiennes sont également impliquées dans la régulation de la fonction reproductrice. Elles influencent la production d'hormones sexuelles telles que l'œstrogène et la testostérone, ainsi que la fertilité et la fonction menstruelle chez les femmes. Un dysfonctionnement thyroïdien peut entraîner des troubles menstruels, une diminution de la libido et des problèmes de fertilité.


4. Métabolisme énergétique : Les hormones thyroïdiennes régulent le métabolisme énergétique en contrôlant la vitesse à laquelle les cellules utilisent l'énergie. Elles augmentent la consommation d'oxygène et la production de chaleur dans le corps, ce qui contribue au maintien de la température corporelle et à la régulation du poids. Un déséquilibre hormonal peut entraîner un métabolisme ralenti (hypothyroïdie) ou accéléré (hyperthyroïdie), ce qui peut se traduire par une prise de poids ou une perte de poids involontaire.


5. Système digestif


Pour le système digestif, les hormones thyroïdiennes jouent également un rôle important, bien que leur impact soit souvent moins direct que sur d'autres systèmes du corps.


Voici quelques façons dont les hormones thyroïdiennes interagissent avec le

système digestif :


Motilité intestinale : Les hormones thyroïdiennes influencent la motilité intestinale, c'est-à-dire le mouvement des aliments à travers le tractus gastro-intestinal.

Une fonction thyroïdienne altérée peut entraîner des changements dans la vitesse et la régularité du transit intestinal, pouvant conduire à la constipation ou à la diarrhée.


Sécrétion d'enzymes digestives : Les hormones thyroïdiennes peuvent affecter la sécrétion d'enzymes digestives par le pancréas et d'autres organes impliqués dans la digestion des aliments. Un déséquilibre hormonal peut perturber ce processus, entraînant une digestion inefficace et des symptômes tels que des ballonnements, des gaz et des douleurs abdominales.


Absorption des nutriments : Les hormones thyroïdiennes peuvent également influencer l'absorption des nutriments par les cellules de la paroi intestinale. Un métabolisme altéré dû à un dysfonctionnement thyroïdien peut affecter la capacité du corps à absorber les vitamines, les minéraux et les autres nutriments essentiels à partir des aliments, ce qui peut entraîner des carences nutritionnelles.


Microbiote intestinal : Bien que le lien entre les hormones thyroïdiennes et le microbiote intestinal ne soit pas entièrement compris, il est suggéré que les hormones thyroïdiennes peuvent influencer la composition et la fonction du microbiote intestinal, qui à son tour peut affecter la santé digestive et le métabolisme des nutriments.


Les glandes parathyroïdes :


Les glandes parathyroïdes sont de petites glandes endocrines situées à l'arrière de la glande thyroïde, généralement en nombre de quatre (mais cela peut varier). Bien que petites, ces glandes jouent un rôle crucial dans le maintien de l'homéostasie calcique dans le corps, ce qui est essentiel pour de nombreuses fonctions physiologiques.


Voici un aperçu de l'action et du fonctionnement des glandes parathyroïdes :


1. Régulation du calcium : Les glandes parathyroïdes produisent une hormone appelée parathormone (PTH), qui est le principal régulateur du calcium dans le corps. Lorsque les niveaux de calcium dans le sang sont bas, les glandes parathyroïdes sécrètent de la PTH pour stimuler la libération de calcium des os, augmenter l'absorption de calcium dans les reins et stimuler la production de vitamine D active, qui favorise également l'absorption de calcium dans l'intestin.


2. Équilibre phosphore-calcium : En plus de réguler le calcium, la PTH influence également le métabolisme du phosphore dans le corps. Elle augmente l'excrétion de phosphore par les reins, ce qui contribue à maintenir un équilibre phosphore-calcium approprié dans le sang.


3. Effets sur les os : Bien que la PTH favorise la libération de calcium des os pour maintenir des niveaux sanguins adéquats, une sécrétion excessive ou prolongée de PTH peut entraîner une résorption osseuse excessive, ce qui peut affaiblir les os et augmenter le risque de fractures.


4. Régulation des reins : La PTH agit sur les reins pour augmenter la réabsorption de calcium et diminuer la réabsorption de phosphore dans les tubules rénaux. Cela aide à maintenir des niveaux sanguins optimaux de calcium et de phosphore.


5. Contrôle de la vitamine D : En plus de stimuler la production de vitamine D active dans les reins, la PTH influence également la conversion de la vitamine D inactive en sa forme active dans les cellules rénales, ce qui renforce encore son rôle dans l'absorption de calcium.


En résumé, les glandes thyroïdes et leurs hormones jouent un rôle vital dans de nombreux aspects de la santé et du bien-être, et leur fonctionnement optimal dépend de plusieurs facteurs interconnectés dans le corps.


Le lien avec le foie :


Le foie est un organe clé dans le métabolisme des hormones thyroïdiennes. Une grande partie de la conversion de la thyroxine (T4) en sa forme plus active, la triiodothyronine (T3), se produit dans le foie. Cette conversion est catalysée par une enzyme appelée désiodase, qui est présente en grande quantité dans les cellules hépatiques.

Une fois convertie en T3, cette hormone thyroïdienne active peut influencer divers processus métaboliques et physiologiques dans le foie, y compris la régulation de la production et du métabolisme des lipides, la synthèse de glucose, et la dégradation des protéines. De plus, les hormones thyroïdiennes peuvent affecter la sensibilité à l'insuline et le métabolisme des glucides dans le foie.

En retour, le foie joue également un rôle crucial dans la régulation des niveaux d'hormones thyroïdiennes dans le corps en métabolisant et en éliminant les hormones thyroïdiennes excédentaires. Ainsi, il existe une relation étroite entre le foie et les hormones thyroïdiennes, où le foie est à la fois un site de conversion des hormones thyroïdiennes et un organe cible de leur action.


Voici pour l'entrée en matière rentrons plus dans le détail.


Le foie est étroitement relié aux niveaux d'hormones thyroïdiennes.


Les dysfonctionnements hépatiques peuvent perturber l'équilibre des hormones thyroïdiennes de différentes manières :


Métabolisme accéléré des hormones thyroïdiennes :


Si le foie élimine les hormones thyroïdiennes trop rapidement, cela peut entraîner une diminution des niveaux d'hormones circulantes, conduisant à une hypothyroïdie. Cela peut se produire dans des conditions où le foie est hyperactif, comme dans certaines maladies hépatiques ou en raison de l'utilisation de médicaments qui induisent l'enzyme désiodase (l'enzyme qui participe à la conversion de la T4 en T3 au niveau du foie).


Réduction de la conversion de T4 en T3 :


Si le foie ne convertit pas efficacement la thyroxine (T4) en triiodothyronine (T3), cela peut entraîner une accumulation de T4 inactif et une insuffisance de T3 active. Cela peut se produire en raison d'une altération de la fonction hépatique, telle que la cirrhose ou l'hépatite, ou en raison d'un déficit en nutriments essentiels impliqués dans la conversion des hormones thyroïdiennes.


Inflammation et auto-immunité :


Les maladies hépatiques inflammatoires et auto-immunes peuvent perturber la régulation des hormones thyroïdiennes en provoquant une inflammation chronique ou en déclenchant des réactions auto-immunes contre la glande thyroïde elle-même. Par exemple, la maladie de Hashimoto, une forme courante d'hypothyroïdie auto-immune, est souvent associée à des maladies auto-immunes hépatiques.


Résistance aux hormones thyroïdiennes : Le foie joue un rôle dans la sensibilité des tissus périphériques aux hormones thyroïdiennes. Une altération de la fonction hépatique peut entraîner une résistance aux effets des hormones thyroïdiennes, même si les niveaux d'hormones dans le sang sont normaux. Cela peut contribuer à des symptômes d'hypothyroïdie malgré des niveaux hormonaux normaux ou élevés.


Régulation transcriptionnelle des récepteurs :


Le foie peut influencer l'expression des récepteurs aux hormones thyroïdiennes (RHT) au niveau transcriptionnel. Les RHT sont des protéines qui se lient aux hormones thyroïdiennes et qui, une fois activées, modulent l'expression des gènes cibles. Des études ont montré que certains facteurs de transcription régulent l'expression des gènes codant pour les RHT dans différents tissus, y compris le foie.


Ainsi, des altérations de l'expression de ces facteurs de transcription dans le foie peuvent avoir un impact sur la quantité de RHT exprimés dans les tissus périphériques, affectant ainsi la sensibilité des cellules cibles aux hormones thyroïdiennes.


Modulation de la signalisation des récepteurs :


Le foie peut également influencer la signalisation des récepteurs aux hormones thyroïdiennes par des mécanismes post-transcriptionnels. Cela peut se produire par des modifications post-traductionnelles des RHT, telles que la phosphorylation, l'ubiquitination ou la dégradation, qui peuvent altérer leur activité ou leur stabilité. Le foie est un site important de ces modifications post-traductionnelles, et des altérations dans ces processus peuvent affecter la sensibilité des cellules cibles aux hormones thyroïdiennes.


Interaction avec d'autres voies de signalisation : Le foie est impliqué dans de nombreuses voies de signalisation cellulaires qui interagissent avec la voie des hormones thyroïdiennes.


Par exemple, des études ont montré que des facteurs de transcription régulés par le foie, tels que le facteur de croissance hépatique (HGF) et l'insuline, peuvent moduler la signalisation des hormones thyroïdiennes en influençant l'expression et l'activité des RHT.


De plus, le foie produit des protéines de liaison aux hormones thyroïdiennes (TBG, transthyrétine), qui peuvent affecter la disponibilité des hormones thyroïdiennes dans la circulation et leur liaison aux RHT dans les tissus cibles.


Le foie joue un rôle important sur le microbiote et le bon fonctionnement intestinal qui lui même impact le bon fonctionnement des glandes thyroïdes.


La relation entre le microbiote intestinal, les intestins et la production d'hormones thyroïdiennes est un domaine de recherche en pleine expansion.


Voici quelques façons dont le microbiote intestinal peut influencer la production, la conversion et la sensibilité des hormones thyroïdiennes :


Production d'hormones thyroïdiennes : Certaines bactéries intestinales ont la capacité de métaboliser les hormones thyroïdiennes, en particulier la thyroxine (T4). Des études ont montré que des déséquilibres dans la composition du microbiote intestinal, tels qu'une augmentation des bactéries productrices d'enzymes dégradant la T4, pourraient réduire la disponibilité des hormones thyroïdiennes dans l'organisme.

Conversion des hormones thyroïdiennes : Le microbiote intestinal peut également influencer la conversion de la T4 inactive en T3 active. Des bactéries spécifiques peuvent produire des enzymes impliquées dans cette conversion, favorisant ainsi la production de T3. Des déséquilibres dans le microbiote intestinal pourraient donc potentiellement affecter ce processus de conversion.

Sensibilité des récepteurs aux hormones thyroïdiennes : Le microbiote intestinal peut moduler l'expression et l'activité des récepteurs aux hormones thyroïdiennes (RHT) dans les tissus périphériques. Des études ont montré que certaines bactéries intestinales peuvent produire des métabolites ou des composés bioactifs qui influencent la signalisation des hormones thyroïdiennes, notamment en régulant l'expression des gènes cibles des RHT.

Inflammation et auto-immunité : Le microbiote intestinal joue un rôle crucial dans la régulation du système immunitaire et de l'inflammation. Des déséquilibres dans le microbiote intestinal, appelés dysbiose, peuvent favoriser l'inflammation et augmenter le risque de développement de maladies auto-immunes, y compris les troubles thyroïdiens comme la maladie de Hashimoto et la thyroïdite de Graves.


L'importance de prendre soin de son foie

Nous sommes au printemps c'est le moment idéal pour faire une cure détox du foie. Et à la lumière de ce que je viens de vous dire prendre soin de son foie est primordial pour un bon fonctionnement thyroïdien.


Si vous avez un foie fatigué par des longues periodes de stress ou autre. Je vous conseil d'y aller tout doucement le long du printemps avec des plantes plus axé hépatoprotection que drainage. Comme le desmodium, le chardon marie ou le chrysanthèlum americanum.


Il est primordial d'ajuster l'intensité, la fréquence et le choix des plantes de sa cure à son niveau de vitalité hépatiques. Si vous avez besoin que vous accompagne pour votre cure détox du foie ou pour savoir si vous en avez besoin, contactez moi.


Le sommeil

Pour optimiser le fonctionnement du foie et des glandes thyroïdes il sera important de bien dormir. Le sommeil est le moment de régénération du corps. Il sera donc crucial pour avoir un métabolisme élevé et donc un fonctionnement thyroïdien performant. Idem pour le fonctionnement du foie.

Je vous conseil de lire mon article sur le sommeil que j'ai publié récemment pour améliorer ce paramètre.


La qualité du sommeil est d'ailleurs étroitement lié au foie. On en revient au foie.

Si le sommeil si les problèmes de sommeil sont relié à l'excès de pensées je vous conseil l'application de deux gouttes d'huiles essentiels de nard de l'himalaya sur le plexus 20 minutes avant le coucher.


Les pratiques méditatives, de respiration aident grandement également accompagné d'un cadre de vie serein.


Et le stress dans tout cela ?


Le stress joue un rôle essentiel qui lui mène impact négativement le foie qui lui même à un impact sur les niveaux d'hormones thyroïdiennes.


En cas de stress chronique les taux de cortisols peuvent être élevé dans cas les hormones thyroïdiennes se retrouvent inhibées.


Il faut donc traiter ce stress chronique dans un premier temps. Sinon les autres mesures mises en place seront vaines tant que le taux de cortisol sera trop élevé.


Pour diminuer le stress vous pouvez prendre une plante adaptogène tel l'ashwagandha (stimulant de la production d'hormones thyroïdiennes) ou la rhodiola plus antidépressive. Ou utiliser des plantes calmante en infusion ou en gélules tel la valériane, la passiflore. Pour le millepertuis attention en cas de traitement et d'état d'esprit sucidaire.

Les huiles essentielles en olfaction seront intéressantes comme celle d'ylang ylang, de lavande, de petit grain bigarade par exemple.

En parallèle il faut comprendre l'origine de ce stress. Avez vous une prise dessus ou est-ce quelque chose que vous ne pouvez changer ? Dans ce dernier cas il faut l'accepter.


La pratique méditative accompagné d'une acceptation de ce qui est. De sorte que votre bien-être vienne de l'intérieur et ne soit pas régi par l'extérieur même si l'extérieur à toujours une incidence autant la limiter au maximum.


Une acceptation de sa vie et de ses habitudes de vie est indispensable pour que les effets des pratique méditative perdurent ensuite entre les séances.


La pratique du yoga, du pilates de la sophrologie, de la cohérence cardiaque est intéressante pour reduire le stress.

Une hygiène de vie approprié également le corps et l'esprit sont lié. À savoir heures de couché, de levé alimentation adaptée à votre cas.


Et la digestion ?

Le système digestif est étroitement relié au bon fonctionnement thyroïdien comme nous l'avons vu.

Il sera donc primordial de prendre soin de votre dogestion par l'alimentation, la gestion du stress et le sommeil.

Pour améliorer la digestion la consommation d'épices avant les repas ou de plantes carminatives comme le fenouil, lanis étoilé, la camomille seront intéressantes dans le cadre d'une hygiène de vie équilibrée.


Les informations mentionnées dans cet article sont à titre indicatif et ne se substitut pas à un avis médical au contraire.


Belle journée à toutes et à tous


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